jeudi 9 novembre 2017

Les animes responsables de la hausse de la criminalité ?

par Eloïse Fan de mangas et de japanime, accompagnez-moi dans mes aventures ADN, folles et légèrement schizophrènes !

Les animes responsables de la hausse de la criminalité ?

Bonjour,

Aujourd'hui, nous nous retrouvons pour un sujet très sérieux qui anime en ce moment beaucoup de débats au Japon.

En effet, l'arrestation de Takahiro Shiraishi, un homme de 27 ans suspecté de meurtres en série, à Zama dans la préfecture de Kanagawa a amené beaucoup de polémiques.

C'est surtout quand Ichita Yamamoto, membre du Parti libéral-démocrate du Japon, a pris la parole que beaucoup de gens ont réagi.

 

D'après lui, les animes et les jeux vidéo ont une part de responsabilité dans la folie meurtrière de Takahiro Shiraishi.

D'abord, il faut que vous sachiez que le cas est grave. Si Takahiro Shiraishi s'avère être coupable, il serait un tueur en série à qui on pourrait reprocher le meurtre de 9 personnes qu'il aurait démembrées par la suite. Les corps qu'on a retrouvés chez lui ainsi que les aveux de Shiraishi à la police dans lesquels il confie avoir tué et avoir démembré ses victimes (rencontrées en ligne après qu'elles aient posté des messages sur le suicide) tendent à prouver cette culpabilité.

Cela dit, doit-on imputer une partie de ces crimes aux animes ? Ichita Yamamoto avance que quelques meurtres de Shiraishi (à priori) ressemblent à des scènes présentes dans certains animes (sans les citer).

Il a donc demandé à ce que la surveillance en ligne soit renforcée pour prévenir certains crimes avant qu'ils n'arrivent et identifier les criminels selon leur consommation d'animes et de jeux vidéos. Une nouvelle forme de Psycho-Pass si vous voulez.

© PSYCHO-PASS Committee

Cela pourrait s'intensifier au point de censurer certains animes et jeux vidéo à terme.

Beaucoup se sont insurgés contre cette mesure conseillée par Yamamoto en relevant que la télévision, des films, des jeux sur smartphone et autres pourraient avoir autant d'impact que les jeux vidéos et les animes sur la criminalité.

Cela nous ramène à des débats lancés dans les années 90 par Ségolène Royal quand elle s'attaquait au Club Dorothée et aux influences supposées néfastes de Ken le Survivant, Dragon Ball Z, et tant d'autres.

 

Ségolène Royal a même écrit dans un son livre Le ras-le-bol des bébés zappeurs publié en 1989 tout ce qu'elle exécrait dans la plupart des séries qu'on diffusait à l'époque :

coups, meurtres, têtes arrachées, corps électrocutés, masques répugnants, bêtes horribles, démons rugissants. La peur, la violence, le bruit. Avec une animation minimale. Des scénarios réduits à leur plus simple expression.

C'est souvent l'image que véhiculent encore les animes et les mangas et il est facile de leur imputer la recrudescence de violence qu'on a pu constater parfois dans le monde.

Mais sont-ils réellement responsables ?

Tant que ce débat ne se déroulait qu'à l'étranger, l'impact sur les mangas et les animes était négligeable.

Qu'en sera-t-il si ce débat s'installe durablement au Japon et devient un enjeu politique ?
Le genre même du nekketsu et le seinen en général vont-ils changer de visage ?

Restons vigilants !

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